| Efficacité de stimulus disruptif par opposition au stimulus de punitio
Vers la fin de 1998, deux vétérinaires français (Pageat, P. et Tesseire, Y.) ont fait une étude concernant l'efficacité du stimulus distrayant par opposition au stimulus de punition. Pour l’étude, ils ont utilisé un collier anti-aboiement à jet de citronnelle.
Voici une partie de l'étude :
Le concept du stimulus distrayant résulte des modèles comportementaux. Il peut être défini comme un stimulus discordant qui interrompt le cours de l'enchaînement et qui produit une étape d'attente permettant d'attirer l'animal de compagnie à l’activité désirée. L’étude a été faite sur 52 chiens passant au moins 4 heures par jour dans un jardin à côté d'une rue passante.
Lors de l’étude, les vétérinaires comparent les effets d’un stimulus punitif, soit un jet d’eau sortant d’un tuyau d’arrosage avec le collier anti-aboiement à la citronnelle. Le traitement a été assigné au hasard. Une fois par semaine, chaque propriétaire notait le nombre d’aboiements provoqué par le passage de 10 piétons. Un premier contrôle a été fait au jour 0 (qui fournit le chiffre de référence), puis chaque septième jour jusqu'au 35e jour qui correspond à la fin de la thérapie. Des rechutes devaient être évaluées au 90e jour. Il est important de dire que chaque interruption d'aboiement par le dispositif à la citronnelle était immédiatement suivie d’une redirection du comportement par le propriétaire. Dès le 7e jour, avec la punition, il pouvait noter une cessation soudaine de l'aboiement, qui était régulière jusqu'au 28e jour. Pour ce qui est du collier anti-aboiement à la citronnelle, la diminution des aboiements était plus progressive (48.6% des aboiements au 7ieme jour 16.9% au 14e jour et une disparition totale pouvait être entendue au 21e jour). De plus, le taux de rechute au 90e jour était de 86 % pour le stimulus punitif et de 3.8 % pour le stimulus distrayant.
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